





Le bureau de Poste du Dernier-Sou est fermé depuis mars2008. : La Voix du Nord PAR NELLY BOSTYN
boulogne@lavoixdunord.fr PHOTO LA VOIX
Le Dernier-Sou, sa pharmacie, ses boulangeries, sa boucherie, ses fleuristes, son tabac, ses cafés, ses coiffeurs, ses écoles, etc. et son agence postale... enfin, il y a encore quelques mois. Dans ce quartier niché au pied des remparts, recherché des Boulonnais tant il est attrayant avec ses commerces et sa situation, la présence postale remonte à 1959 au 36 de l'avenue De-Lattre-de-Tassigny, anciennement route de Saint-Omer. L'on comprend que les habitants déclarent sans ambages : « Il fait partie du paysage du quartier. » Mais depuis le 21 mars, rien ne va plus. Le petit bureau a été mis hors service.
« Nous n'avons pas été prévenus, affirment les uns. On a trouvé porte close un beau matin, sans explications », ajoutent les autres. « Quelques jours plus tard, il y a bien eu des communiqués épinglés sur la porte, mais là encore, déclare l'un d'eux, il est question de "fermeture provisoire pour des raisons indépendantes de notre volonté et pour la sécurité".
» Chacun s'interroge sur la réouverture de ce service public, même si tout le monde savait que depuis très longtemps, la Poste cherchait à s'implanter ailleurs, mais toujours dans le quartier, sans doute à cause de l'exiguïté de ces locaux.
« Nous n'avions pas le choix, déclare Claude Rosé, directeur de la Poste du Pas-de-Calais, nous avons été sommés de fermer, pour des raisons de sécurité. Nous avons orienté les utilisateurs vers les différents bureaux voisins, notamment celui de Saint-Martin-Boulogne, dont dépendait le 36. » « Nous avons plusieurs pistes poursuit le directeur. Nous avons rencontré le député-maire de Boulogne-sur-Mer et le service d'urbanisme de la ville à ce sujet, en juillet, pour connaître les opportunités de logements qui pourraient se présenter dans ce secteur géographique. »
Il y aurait donc réouverture ? Oui, mais certainement pas à cet endroit. Trop de travaux, pas pratique... ni dans l'enceinte de la ville fortifiée.
L'autre piste serait aussi le regroupement entre le bureau de la rue Faidherbe, trop petit lui aussi, et celui de la Haute-Ville, avec une implantation à mi-chemin, peut-être du côté du stade de la Libération. Aucune piste n'est négligée, mais encore faut-il trouver un local adéquat.
Et pendant ce temps, des personnes se cassent encore le nez sur la porte fermée du 36, comme cette dame chargée de paquets et de plis à poster, hier, en tout début d'après-midi.
Soyez le premier à donner votre avis